En septembre dernier, j’avais relayé sur ce blog une étude américaine sur les utilisateurs de tablette. Quelques mois plus tard, Médiamétrie s’est elle aussi penché sur le sujet pour dresser le portrait robot des « tablettonautes », Français cette fois-ci.

En bref, les utilisateurs de tablettes représentent l’équivalent de 10% des mobinautes : 19 millions de mobinautes contre 1,7 d’utilisateurs de tablettes tactiles.

Toutes marques confondues, ces utilisateurs sont :

  • des hommes (70%),
  • urbains et notamment parisiens (30%),
  • des CSP+ (47%),
  • de 35 à 49 ans (30%).

Fait intéressant, Médiamétrie s’est principalement concentré sur les possesseurs d’iPad (forcément, ils sont la très large majorité des utilisateurs actifs). Côté usages, l’étude souligne des habitudes différentes selon le matériel utilisé (normal me direz-vous, sinon à quoi bon ?) :

Etude Médiametrie sur les utilisateurs de tablette en France

Sans surprise, l’iPad est un moyen de se divertir, principalement chez soi (92%) et seul (43%) même s’il nous arrive de le partager (33% à deux, 24% à plus).

Une grande majorité des utilisateurs (64%) se connectent au moins une fois par semaine pour surfer sur le web, et 96% utilisent une application connectée.

Médiametrie s’est amusé à suivre à la trace l’utilisation des « iPaders » français sur un trimestre. Grosso modo nous arrivons à :

  • 4,2 milliards de pages vues sur des sites web,
  • soit 4 331 par visiteur,
  • 186 425 sessions sur les applications installées,
  • soit 191 par utilisateurs.

Alors d’accord, comparés aux smartphones, les mobinautes restent aujourd’hui beaucoup plus nombreux que les utilisateurs de tablette. Ceci étant, l’offre des fabricants se diversifie, les tablettes devenant plus accessibles financièrement que ce n’était le cas lors du lancement de l’iPad.

Pour autant, du côté des applications et des sites web, beaucoup reste à faire : une autre étude (américaine, à nouveau) souligne le mécontentement des utilisateurs d’iPad qui déclarent rencontrer des problèmes sur les sites web qu’ils visitent (quatre sur dix, ce qui me parait peu, j’imagine qu’on peut monter un peu la barre en France).

Toujours d’après cette étude, 46% des personnes sondées affirment qu’elles n’achèteraient pas les produits vendus par ces entreprises s’ils rencontrent des problèmes lors de leur navigation tactile. 46% déclarent qu’elles partiraient à la concurrence.

Au-delà des chiffres qui restent, comme toujours, +/- représentatifs ; ces deux études soulignent que (petitun) avoir un site mal fichu pour les tabletto-mobi-nautes n’est pas juste une question d’esthétique ou de mode et que (petideux) ces usages évoluent à vitesse grand V. Bref, on vous le dit et re-redit : quand faut y aller, faut y aller !