La « sandbox » de Google a beaucoup fait parler d’elle il y a quelques années, et même si cette pénalité paraît être moins fréquente, elle semble toujours exister (les avis divergents, Google reste très mystérieux à ce sujet).

Tout d’abord, un petit rappel sur les notions de référencement et de positionnement dans les moteurs de recherche.
On confond d’ailleurs souvent les deux et, aujourd’hui, le mot « référencement » revêt deux significations qui ne sont pas tout à fait les mêmes.

Je m’explique : lorsqu’on référence un site sur un moteur de recherche, c’est en somme pour qu’il y soit indexé, et pour qu’il soit « trouvable ». Le SEO (Search Engine Optimization) intervient ensuite pour améliorer le positionnement de ce site dans les résultats de recherche.
C’est un peu comme dans une grande surface : on référence un produit pour qu’il apparaisse dans les rayons, son positionnement (en haut, en bas, au milieu, en tête de gondole) intervient ensuite selon des règles bien spécifiques. On parle aussi de création de visibilité.

Le mot référencement englobe aujourd’hui la notion de positionnement, c’est pourquoi on parle d’optimiser son référencement et non pas d’optimiser son positionnement.

La « sandbox » : c’est quoi ?

La « sandbox », c’est le bac à sable en français. Vous êtes bien avancé avec cette traduction entends-je ? Oui d’accord, minute papillon…

Alors de quoi il s’agit ? Rien de mieux qu’une petite définition de Wikipedia pour se mettre en jambe :

Dans le domaine de la sécurité des systèmes informatique, un sandbox (…) est un mécanisme qui permet l’exécution de logiciel(s) avec moins de risques au système d’exploitation. Ces derniers sont souvent utilisés pour exécuter du code non testé ou de provenance douteuse.
Le terme sandbox est aussi utilisé dans un sens plus large pour faire référence à un environnement de test pour logiciels ou sites web.

Appliquée au référencement, la sandbox aurait été lancée en 2004 par Google pour éviter le spam en pénalisant les sites internet récents qui auraient trop boosté leur référencement. Comprendre : par des méthodes patibulaires, mais presque… (© Coluche)

Vous l’aurez remarqué, il y a beaucoup de conditionnel dans cette phrase ; car Google ne l’a jamais officiellement confirmé. Ceci dit, les témoignages ne manquent pas, et nous avons pu le vérifier sur certains cas précis.

La sandbox est une pénalité temporaire : il ne s’agit donc pas de réaliser une liste noire permanente de sites (qui disparaitraient purement et simplement de l’index du moteur) mais plutôt de les mettre en quarantaine. En cas d’erreur, ou de rectification, le problème peut être réglé en quelques semaines.

Comment éviter la punition du bac à sable ?

Lorsqu’un site est mis au coin par Google, la première cause est l’utilisation de techniques de référencement pas très recommandables.

Parmi celles-ci on peut citer les contenus textuels ou liens cachés dans le code HTML, le « keyword stuffing » qui consiste à ajouter à la pelleteuse des tas de mots clés à l’intérieur d’une page, ou encore la création de pages satellites conçues uniquement pour les moteurs de recherche et qui redirigent vers le site web (qui n’ont donc aucun intérêt pour l’utilisateur final).

A l’inverse, en respectant quelques règles simples, votre site web ne devrait pas avoir de problème (c’est Olivier Andrieu himself qui le dit dans son dernier bouquin) :

  • Pas de contenu caché : les internautes et les moteurs de recherche doivent accéder au même contenu ;
  • Un site web est avant tout fait pour les internautes ;
  • Il est essentiel d’optimiser le site de façon à ce qu’il soit lisible par les internautes (mise en forme, clarté, pertinence des contenus) et par les moteurs de recherches (balises, contenus textuels pour les images, vidéos, etc.) ;
  • Il est très important de vérifier l‘indexabilité du site (sitemap, navigation, liens, images).

Bref, rien de sorcier si ce n’est que le positionnement d’un site passe par la qualité plutôt que la quantité.

Pour conclure sur ces pénalités bien réelles

Autre pénalité, qu’on pourrait qualifier de « fausse jumelle » de la sandbox, c’est le déclassement. Là encore, rien d’officiel de la part du moteur américain, mais cette punition se baserait sur les mêmes principes que la sandbox ; elle aurait pour but d’afficher le site en question beaucoup plus bas dans les résultats de recherche.

La sandbox de Google n’est peut être plus (autant) appliquée, mais quoi qu’il en soit, ce type de pénalités souligne l’importance de travailler proprement son référencement, et surtout de bien penser en amont à l’organisation et au développement du site (un site web mal fichu aura plus de mal à être bien référencé).

Et puis, sachez que la majorité de ces pénalités sont traitées par des « humains » (chez Google, il s’agit des équipes Search Quality) et qu’il est possible de réparer ses erreurs.

D’ailleurs, les Webmasters Tools mis à disposition par le moteur américain permettent notamment d’entrer en contact avec ces équipes et d’expliquer votre situation, ou tout simplement de faire une demande de réexamen de votre site. Il diagnostique en quasi temps réel les soucis rencontrés par les robots du moteur. Il est donc votre ami…

Et puis surtout, pas de panique avant de sauter de votre siège et de taper du poing sur la table : faites de nouveaux tests, et si le problème persiste, essayez de faire le point sur ce qui pourrait vous porter préjudice dans votre propre site web.

La solution est bien souvent toute proche !