Pour de nombreux spécialistes (ou pas) du web, 2012 sera placé sous le sigle du SoLoMo, ou du « un pour tous, tous pour un » si on veut reprendre l’idée du titre de ce billet. Bref, si cette notion ne vous est pas totalement inconnue, elle reste souvent abstraite pour beaucoup de monde.

Et pour cause, ce terme est tout récent puisqu’il a émergé autour de 2010. Mais c’est réellement tout au long de l’année 2011 que le concept de SoLoMo s’est fortement développé, jusqu’au grand rendez-vous Le Web 11 qui s’est tenu en décembre (2011 donc) et qui a placé le SoLoMo au coeur de la rencontre.
D’où vient ce nom barbare ? C’est tout simplement l’acronyme de SocialLocalMobile. Ce terme a été inventé pour expliquer la convergence entre les réseaux sociaux, la géolocalisation et les usages mobiles.

Mais déjà, certains professionnels du secteur trouveraient cette notion dépassée et préfèreraient parler de ToDaClo (ou Touch-Data-Cloud), terme qui gravite autour des technologies tactiles, des services en ligne et de la gestion des données.

basile page web

SoLoMo… kézako ?

Le SoLoMo est composé de trois technologies imbriquées les unes aux autres :

  • So, pour Social : les réseaux sociaux occupent une place de plus en plus importante dans les habitudes quotidiennes des internautes, avec au centre la possibilité de se rencontrer, d’échanger, de partager et de collaborer.
  • Lo, pour Local : la géolocalisation c’est aujourd’hui la possibilité d’être repéré automatiquement sur une carte notamment à partir de votre terminal mobile. Ainsi, plus d’excuse, vous ne pouvez plus vous perdre ou ne pas savoir où vous êtes !
    Même si nous sommes encore loin des usages des USA où 74 % des mobinautes usent et abusent des services de localisation, les Français sont tout de même plus de 30 % à y avoir recourt régulièrement. Tendance en croissance puisque 64 % des usagers déclarent vouloir utiliser cette fonctionnalité dans l’avenir.
    Et si c’est principalement le service de GPS qui intéresse 42 % des mobinautes géolocalisés, ceux-ci apprécient aussi de pouvoir trouver un restaurant ou un commerce à proximité du lieu où ils se trouvent.
  • Mo, pour Mobile : les Français sont de plus en plus équipés en terminaux mobile et notamment en smartphones connectés à Internet.
    Les usages de ces smartphones se démocratisent. Le marché du mobile est en pleine ascension, et les usages se diversifient. À l’aide de ces « téléphones intelligents », on se connecte à Facebook, on papote, on échange des bons plans, on se fixe des rendez-vous… que ce soit d’ailleurs dans le cadre professionnel ou  privé.

Alors finalement, si on devait représenter une sorte de cercle vertueux, on dirait que sur les 19 millions de mobinautes Français, 7,5 millions se connectent aux réseaux sociaux depuis leur téléphone. Réseaux sociaux qui comptent plus de 21,5 millions d’utilisateurs, et qui permettent entre autres de  se géolocaliser aux quatre coins du monde. Vous voyez où je veux en venir : la boucle est bouclée

Source : socialmediatoday.com

Côté mobinautes et côté (e-)commerçants

Le SoLoMo n’est pas un truc de geeek bricolé dans son garage : il a bien entendu de multiples applications pour les entreprises et pour les internautes comme vous et moi.

Côté entreprises, j’aime beaucoup cette phrase issue de Socialmediatoday, concise mais pleine de sens :

For businesses, it’s time to get social, think mobile, and spend local.

Côté commerçants donc, le but du SoLoMo est de créer  une expérience sociale, locale et personnalisée tout en utilisant les technologies mobiles. Plus concrètement, les réseaux sociaux vont permettre aux entreprises de promouvoir du contenu localisé en fonction d’un pays, d’une ville ou des langues parlées. Par exemple, sur Facebook, il est actuellement possible de ne toucher que les « Fans » du secteur et de leur proposer un contenu ciblé et personnalisé.

Géolocaliser le contenu d'une page Facebook

Côté mobilité, les applications et sites web mobiles permettent au client-mobinaute de trouver sans trop d’effort le magasin le plus proche de lui, de partager avec son réseau les produits de la boutique qu’il aime tant, ou encore mieux, d’acheter depuis son terminal mobile.

Une application parfaitement SoLoMo : DPAM

Une application SoLoMo : l’exemple de DPAM (Source : culturecrossmedia.com)

Enfin, la géolocalisation donne la possibilité aux commerçants de proposer des promotions et avantages en magasin à ces clients-mobinautes, voire même de l’interpeler en lui envoyant du contenu en push lorsqu’il passe à proximité d’un point de vente physique.

Côté internaute, prenons l’exemple de quelqu’un qui cherche un restaurant dans un quartier inconnu :

  • Armé de son smartphone qu’il dégainera au coin d’une rue, il va d’abord rechercher quels restaurants pourraient lui convenir.
  • Comme dans une ville, il n’est pas rare que l’offre soit abondante,  il est difficile de savoir quelle place est immanquable. Ou à éviter coûte que coûte. Pour cela, il va s’appuyer sur les avis qu’ont laissés d’autres internautes sur le web.
  • Bingo ! Il y a un restaurant, pas très loin et très bien. Il ne reste plus qu’à savoir comment s’y rendre. Le mobinaute trouvera facilement un itinéraire en utilisant Google Maps ou encore mieux grâce à l’application du restaurant qui le conduira jusqu’à sa table.
  • Et pour peu que le commerce propulse une promo « apéro gratuit pour tout menu à 20 euros » depuis l’application, le mobinaute sera vraiment heureux et pourra à son tour recommander le restaurant à son réseau.

Ceci étant dit, pas de recette magique : ces trois ingrédients (social, local, mobile) doivent être de bonne qualité pour être efficaces (comme pour n’importe quelle recette finalement), notamment pour l’aspect mobile qui nous intéresse d’avantage chez LunaWeb.

Certains vous diront que l’investissement à engager pour une petite ou moyenne entreprise est important voire impossible. Ce peut être le cas pour une version mobile, mais pour d’autres services comme la géolocalisation, il vous est possible de créer des profils et d’être présent sur les médias sociaux sans sortir l’artillerie lourde (mais attention à ne pas y aller à l’aveugle).
Sur Google Maps par exemple, vous pourrez localiser votre commerce pour faire remonter votre adresse quand un internaute ou un mobinaute recherche ce type de magasin depuis Google. D’autres plateformes comme Foursquare permettent aux entreprises de créer un profil et de diffuser leurs offres promotionnelles afin d’attirer les mobinautes qui se trouvent à proximité de leur boutique.

Bref, autant de possibilités pour vous permettre de développer votre petite entreprise sur le web en appliquant ces trois principes « être social, penser mobilité et dépenser local ».