SEO, SEA, SEM, SMO… on s’y perd un peu ! D’autant plus que les contours de ces différentes stratégies de référencement ne sont pas forcément très claires pour ceux qui s’y mettent, sans compter que, parfois, elles se superposent.

Pour éclairer votre lanterne, je vous propose de jeter un œil sur notre précédent billet sur le Search Engine Optimization (SEO, ou référencement naturel en français) et puis aussi sur celui dédié au Search Engine Marketing (SEM, qui concerne davantage les stratégies payantes, comme l’achat d’AdWords sur Google).

Alors le SMO, c’est quoi au juste ? Je vous le donne en mille : il s’agit à nouveau d’un acronyme anglophone.

SMO = Social Media Optimization = « Référencement social »

Pour faire bref, le but du SMO est d’utiliser le web social pour générer du trafic vers un site web, et d’améliorer le positionnement de celui-ci dans les moteurs de recherche (et par conséquent celui d’une marque ou d’un nom).

Les fondamentaux du SMO

Quel(s) que soi(en)t le ou les réseaux sociaux choisis pour optimiser son référencement, on peut retenir quatre grands principes :


Petit unChoisir un nom d’utilisateur en cohérence avec votre entreprise et votre activité : avoir un compte Twitter @lulu35 ou une url compliquée avec plein de chiffres et de lettres n’est pas vraiment l’idéal.
Nous vous conseillons donc de réfléchir en amont à tous les noms possibles, et ceux qui vous représentent le mieux.
Si vous utilisez plusieurs outils du web social, pensez aussi à être cohérent dans le choix de vos pseudos lorsque vous souhaitez être visible. Il existe des services en ligne, comme namechk, qui permettent de vérifier la disponibilité d’un nom sur presque tous les réseaux.

Petit deux – Étoffer le descriptif de votre compte en ajoutant des mots clés pertinents, en expliquant qui vous êtes, vos domaines de prédilection, etc.
Pensez aussi à tous les internautes qui ne vous connaissent pas encore
, et qui ne passeront que quelques secondes sur la page de votre compte si celle-ci ne les informe pas de façon précise. En d’autres mots, en se posant la question de ce que viendront chercher vos visiteurs/lecteurs, vous pourrez mieux adapter votre présentation.
Et puis, n’oubliez pas qu’on ne peut pas tout dire, au risque de noyer les informations importantes dans un flot de texte qui n’est pas forcément important pour une première prise de contact. D’ailleurs, les réseaux sociaux et leurs multiples moyens de diffusion d’informations permettent à ceux qui veulent en savoir plus sur vous d’aller piocher dans ces contenus, ou tout bonnement d’entrer en contact avec vous si la curiosité les anime.

Petit trois – Diffuser et écrire régulièrement du contenu pertinent, « chez vous » et à l’extérieur : la notion de contenu pertinent est très importante quelle que soit la stratégie de référencement choisie. Le SMO est souvent qualifié de « petite sœur » du SEO (référencement naturel) parce-que ces deux stratégies se ressemble à bien des égards, notamment en ce qui concerne le contenu.
On peut écrire des contenus pertinents parce-qu’on a en tête les mots clés qu’on souhaite privilégier dans le référencement de son site (ce qui ne sera pas le cas par exemple si j’écris un billet sur l’Expo tuning de St André).
Lorsqu’on connait les mots clés les plus importants pour son référencement, on peut à la fois choisir des sujets en rapport avec ces mots clés, mais aussi choisir des termes plus appropriés au moment de la rédaction (sans en faire des tonnes non plus, ou vos lectures risqueraient d’en pâtir).
Enfin, écrire des contenus « chez vous », c’est parler de vous sur les pages/profils/comptes qui vous appartiennent. Intervenir à l’extérieur, c’est par exemple écrire un billet sur un autre blog, répondre à une question dans un groupe de discussion, etc. (sachant qu’en plus, vous créerez des liens supplémentaires vers votre site)

Petit quatre – Utiliser les réseaux sociaux pour ce qu’ils sont : des outils d’échange, de partage et d’interactions entre les internautes. Car en utilisant le web social uniquement pour se promouvoir, les interactions avec les autres seront faibles, et en conséquence, la notoriété de votre compte aussi (si on veut schématiser : plus vous échangerez, plus votre réseau s’agrandira).
Pourquoi ? Parce-que les moteurs de recherche comme Google (mais pas que) prennent de plus en plus en compte la notion d’Autorité de l’auteur (appelée Autorité sociale chez Bing), qui se calcule à partir de critères essentiellement quantitatifs. Par exemple, pour Twitter, ces critères concernent le nombre d’abonnés, le ratio followés/followers, la régularité dans la publication de tweets, l’âge du compte, etc.
Donc rien de magique encore une fois dans le web social (comme on le disait précédemment), mais c’est avant tout les stratégies mûries et de longue haleine qui sont les plus efficaces.

Pour conclure sur cette première partie

En 2009, Google a ajouté deux nouvelles fonctionnalités à son moteur de recherche : Google Local Search et Google Social Search, qui font régulièrement l’objet de mises à jour. Le premier permet d’afficher les résultats d’une requête en fonction de la localisation géographique de l’internaute (sans qu’il la précise à un moment donné). Le second est sur le même principe et propose des résultats en fonction de ses contacts existants (uniquement à partir d’un compte Google).

Quel est le rapport ? En cherchant LunaWeb en France, j’ai beaucoup plus de chances de trouver notre agence rennaise que celle installée à Memphis, et vice-versa.

Du coup, il est très important de prendre en compte cette dimension de personnalisation des résultats, sachant que nous nous dirigeons de plus en plus vers ce type de fonctionnalités. D’où l’intérêt (même si c’était déjà le cas) de bien réfléchir en amont aux mots clés les plus pertinents pour son secteur d’activité, son marché, ses cibles (y compris géographiques), et notamment d’étudier les requêtes des internautes pour adapter son positionnement sur internet de façon optimale.

Alors bien sur, il n’y a pas que Google dans la vie, mais c’est quand même LE moteur de recherche le plus utilisé. Et puis ce positionnement vers plus de personnalisation dans les résultats n’est pas la chasse gardée de Google, Bing, pour n’en citer qu’un, s’y est mis lui aussi.

Pour en revenir plus concrètement au SMO, la réussite d’une stratégie de ce type réside à la fois dans la compréhension de ce qu’est le web social (on ne l’utilise pas comme n’importe quel média) mais aussi, et surtout, dans la phase d’études (quels mots clés ?) et de définition des objectifs (quel est concrètement le résultat attendu ?)

Dans l’épisode 2, que je pense publier la semaine prochaine, je vous proposerai des exemples plus concrets de stratégies SMO (comment qu’on fait, pourquoi, quels retours d’expérience).

A la semaine prochaine !