Si l’on entend parler de data tous les jours, c’est parce que nous produisons et récoltons des quantités phénoménales de données. L’utilisation de l’adjectif « big », qui accompagne souvent la data des années 2010, est parfaitement justifié.

En français, on pourrait parler de grosses données pour big data et de données intelligentes pour smart data. Comme en anglais, l’un des deux concepts est plus séduisant que l’autre. Pourtant les big data justement parce qu’elles sont grosses, très grosses, ont permis d’accoucher d’innovations passionnantes. Au delà du vocabulaire, c’est aussi le chemin d’un concept à l’autre qui mérite le détour…

gravure empathie et design

Le big data, c’est un milliard d’étoiles dans le ciel

IBM définit le big data comme « un large volume de données que l’on ne peut plus travailler avec les outils traditionnels » et ce volume est en constante augmentation, de la finance aux réseaux sociaux en passant par la science. Pour les entreprises, collecter et analyser ces données constituent un avantage et un levier pour acquérir une meilleure connaissance de leur marché et proposer des produits plus efficaces et mieux ciblés. Mieux pensés pour l’utilisateur en somme.

Les données spatiales en sont un exemple probant : fin 2013, l’agence spatiale européenne a lancé Gaia, son arpenteur de la galaxie avec pour mission de réaliser une cartographie 3D pour nous permettre de mieux connaître la voie lactée. À  la fin de sa mission, Gaïa aura récolté plus de 100 To de données brutes. Pour traiter ses données, les technologies classiques ne font pas le poids : il a fallu créer une nouvelle infrastructure de calcul capable de traiter scientifiquement ces données et de les manipuler. Et c’est le Web qui a inspiré Thales ! Le géant de l’électronique a en effet utilisé des outils habituellement liés au Web dans un contexte scientifique… Fantastique, non ?

Les clés de l'accessibilité web

Le marketing pour comprendre la notion de smart data

Sur ce chemin merveilleux qui mène du big data au smart data, un super héros tire son épingle du jeu : le data scientist. Imaginez un simple humain réussir la prouesse de transformer un To de données en un portrait robot d’utilisateur à bases de camemberts et de diagrammes en barres. Épatant, non ? En réalité, le data scientist est un expert des stats et l’un de ses rôles consiste bien à faire le pont entre la technique et le marketing.

Dans la fabrication d’un site web, le traitement des données sert en effet à mieux connaître l’utilisateur pour lui proposer une expérience aboutie et aussi conforme à ses attentes que possible. Pour le concepteur, les smart data ne sont donc pas une fin en soi mais un moyen d’améliorer sa compréhension des besoins de l’utilisateur, un point essentiel pour tout artisan désireux de sortir de son four un dispositif web au bon goût de fait maison.

Le smart data, c’est un peu comme un régime à base de données adapté à vos besoins nutritifs quel qu’ils soient . Vous craignez l’infobésité ? Faites donc briller vos personas grâce au smart data !