On en voit aujourd’hui un peu partout, dans la rue, sur internet, dans les publicités, sur nos livres… Les QR code ont la côte depuis plusieurs mois, et cette tendance devrait s’accentuer.

Mais qu’est-ce donc que ce carré bien mystérieux ? A quoi cela peut-il bien servir ? Quelques éléments tout d’abord avant d’entrer dans le vif du sujet.

Si on jette un œil sur la signification du mot « code », on apprend sur Wikipédia que c’est :

un système de signes (noms, symboles, signaux…) qui, par convention, sert à représenter et à transmettre l’information entre un émetteur et un récepteur.

Pour sa part, l’acronyme QR signifie « Quick Response« , ou réponse rapide en bon françois littéral.
On appelle aussi les QR codes des codes 2D, par opposition à ceux en une seule dimension, comme les codes barres par exemple. Rien de mieux qu’une petite image pour illustrer mes propos :

code qr 2d

Fastoche non ? Sachant que les codes barres ne peuvent contenir qu’une vingtaine de caractères, les QR codes, eux, en recèlent plusieurs milliers.
Il y a aussi la quatrième dimension, mais là on est un peu hors sujet ! Pourtant, je ne résiste pas à la tentation d’ajouter une petite vidéo en interlude :

Un peu d’histoire : d’hier à aujourd’hui

Pour en revenir à nos moutons, le QR code a été créé en 1994 par Denso Wave pour Toyota. L’objectif était de suivre les pièces automobiles dans les usines du groupe, pour éviter les erreurs, et accélérer le traitement de l’information.

Ces codes étaient protégés par un brevet jusqu’en 1999, date à laquelle sa licence est devenue libre d’utilisation. Dès lors, les QR Codes ont connu un développement sans limite au Japon. Il suffit de faire une petite recherche sur Google pour s’en rendre compte : dès 2006, ces codes étaient utilisés sur tous les supports possibles et imaginables, par les villes pour informer les touristes, par les magazines pour accéder à des goodies, ou même -geekerie quand tu nous tiens- sur des pierres tombales !

En France, les QR codes sont arrivés beaucoup plus tard (en 2010 si mes informations sont bonnes). Il a fallu attendre l’explosion des smartphones pour qu’ils soient utilisés en masse par et pour le grand public.

Voyons voir ce que ces codes 2D ont dans le ventre :

qr code decrypté

Cette « jolie » image trouvée sur Wikipédia (et soufflée par QRdressCode dans une présentation que je vous recommande) nous montre que les QR codes sont tout bien organisés comme il faut, avec des espaces dédiées au cryptage de l’information, et des balises (alignement, position) pour les lecteurs. D’ailleurs, ce ne sont pas les applications qui manquent à ce sujet, vous en trouverez pléthore ne serait-ce que sur l’AppStore parmi les MobileTag, QR Reader ou QRafter.

Et dans la vraie vie ?

Au-delà des applications dans le monde industriel, les QR codes sont aussi intéressants pour des personnes comme vous et moi, car 1) nous pouvons tous en créer et 2) on peut les mettre un peu partout.

Pour générer des QR codes gratuitement, vous pouvez par exemple :

On s’est d’ailleurs amusés à faire ça :

Les QR code de LunaWeb

Côté applications concrètes, à l’image de ce qu’ont déjà pu faire les Japonnais, on peut en voir en France sur les bouteilles de vin (obligés ! A quand le fromage ?), sur un CV, ou sur des bus pour patienter dans les bouchons.

Et puis, ces codes 2D inspirent grandement les artistes et plus généralement les créateurs, qui déclinent un peu partout les QR codes. La dernière initiative en date a eu lieu en Bretagne, plus précisément à Vannes, où des artistes ont exposé leurs créations QR codesques.

Pour conclure

Oui, c’est vrai, les QR codes ont un côté « gadget-marrant-mais-à-quoi-ça-va-me-servir? », d’autant plus qu’il ne faut pas se tromper dans la cible qu’on souhaite toucher car tout le monde n’a pas de smartphone et tout le monde ne s’en sert pas pour scanner à tout va.

Pour autant, ces codes sont intéressants car ils permettent de donner accès à du contenu en un clin d’œil, par exemple pour valider une réservation sur un flyer, pour obtenir directement les coordonnées d’une personne sans avoir à les entrer, et tout simplement pour jouer. Car c’est bien ce que recherchent les personnes qui s’amusent à lire les QR codes qu’ils trouvent dans la rue, sur leur bouquin ou sur le web : en quelque sorte, jouer à la chasse au(x) trésor(s).

Couplés à d’autre technos, les QR codes deviennent encore plus intéressants, mais tout aussi ludiques. C’est que le cas par exemple du KinectShop. On fait ses courses virtuelles avec sa Kinect, et on peut obtenir des informations complémentaires sur son mobile : un plan pour se rendre au magasin, des bons de réduction, etc.

Certains prédisent une disparition certaine du QR code, d’autres qu’il ne s’agit que d’un début, mais pour le moment ladies and gentlemen, à vos scans !