La régie publicitaire InMobi a récemment publié une étude sur les consommations mobiles dans le monde. Portant sur 14 marchés et plus de 15 000 utilisateurs de smartphones, l’enquête InMobi dresse un état des lieux des usages dans les différents pays et fait ressortir les opportunités à saisir par les professionnels dans les prochains mois.

Les mobinautes : des accros multi tâches

En premier lieu, l’étude souligne que nous passons plus de temps sur notre mobile qu’à lire un magazine ou à regarder la télévision. En effet, en moyenne, nous nous servons de nos téléphones 108 minutes par jour, contre 93 minutes pour l’ordinateur.

D’ailleurs, les usagers dégainent parfois leur écran mobile devant la télévision. Ce multi-tasking concerne 62 % des mobinautes sondés. Ils surfent sur leur terminal devant leur émission favorite pour «checker» les réseaux sociaux, en savoir plus sur un sujet évoqué, ou pour jouer.

Notons au passage que les utilisateurs français sont les plus gros consommateurs d’applications : en moyenne, un mobinaute « monde » en consulte 6,5 par mois quand un Français en consomme environ 8.

Globalement, l’internet mobile réalise une percée importante chez les possesseurs de smarphones. Ce terminal serait même en train de devenir l’outil préféré pour se connecter. Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent utiliser autant (voire plus) le smartphone que l’ordinateur pour surfer. Car, qu’on se le dise, l’internet mobile n’est plus réservé aux early adopters, (ces geeks toujours à la pointe de la technologie) mais touche l’ensemble des populations équipées.

Comment expliquer cette popularité ?
Selon les résultats de l’enquête d’InMobi,  il y a deux grandes raisons :

  • l’appareil mobile est constamment avec son usager, ce qui lui permet de le dégainer quand il veut et où il veut,
  • l’appareil mobile est facile à utiliser, et séduit donc toutes les populations par sa praticité.

utilisation-mobile

Publicité et achats : des usages encore confidentiels

Si l’étude souligne l’intérêt croissant des mobinautes pour les applications sociales, divertissantes ou les jeux, on remarque que la recherche et l’achat depuis un mobile reste des pratiques relativement peu répandues. Cependant, toujours selon les participants à cette étude, le search est l’un des usages qui devraient le plus progresser au cours des prochains mois.

Pour la régie publicitaire, il y a donc un véritable créneau à prendre pour les annonceurs, d’autant plus que les mobinautes semblent réceptifs à l’e-publicité : près de 60 % des sondés se disent être aussi voire plus à l’aise avec les offres promotionnelles sur mobile que sur la TV.

Pourtant, l’e-pub sur smartphone ne dépasse pas les 1 % des investissements en publicité des entreprises, alors que les possibilités sont nombreuses. En effet, 80 % des possesseurs de téléphones intelligents déclarent avoir téléchargé une application après avoir vu une pub sur leur appareil et 52 % se sont rendus dans une boutique suite à une offre personnalisée affichée sur leur terminal. D’ailleurs, les publicités sur mobiles sont presque aussi décisives que les publicités télévisuelles en terme de prescription d’achat.

Prescripteur-d-achat

Enfin, le M-commerce, ou l’achat depuis son téléphone portable tend aussi à progresser. Aujourd’hui, près de six mobinautes sur dix ont déjà effectué un achat, mais ce sont huit sondés sur dix qui prévoient de le faire dans l’année à venir. C’est une raison de plus évoquée par InMobi pour inciter les professionnels à se positionner sur le marché de l’e- publicité.

Du couponning à la promotion d’une application, les technologies sur mobile (comme la géolocalisation), l’attrait des usagers pour les offres personnalisées et les nombreux espaces à occuper (publicité sur une application, lien sponsorisé…), l’e-pub offre un véritable canal de communication jusqu’ici peu exploité par les professionnels.

La manière dont sont utilisés les smartphones modifie le rapport que les mobinautes entretiennent avec les marques. Grâce à une plus grande confidentialité et à une haute personnalisation des échanges, une relation privilégiée s’installe entre l’utilisateur et la marque, ce qui boostera sûrement les intentions d’achat mais aussi le capital sympathie de l’entreprise.