Les usages mobiles sont sans fin : le simple fait d’être connecté nous permet aujourd’hui de tout faire ou presque. Au-delà des applications classiques (lire ses mails, s’informer, regarder des vidéos, prendre des photos…), nous pouvons utiliser les services de géolocalisation, interagir avec nos amis en instantané (en textes et en images), partager des contenus quels que soient leur format avec la terre entière, et bien sûr acheter des produits et des services.
Si mon iPhone pouvait aussi faire la cuisine et le ménage, je serais un homme comblé…

En 2011, le m-commerce représenterait un quart des détenteurs de smartphones, soit 4 millions de Français qui auraient déjà effectué un achat sur leur mobile. Vous remarquerez le conditionnel, car sur le web les études se succèdent sans qu’on ne sache vraiment comment elles ont été réalisées et dans quel but (ce qui peut quand même avoir une incidence sur la réalité de ces chiffres).

Le m-paiement comment ça marche ?

Hop, j’enfile mon costume de Jamy et j’appelle mon copain Fred. Grosso modo, il y a deux moyens de paiement possibles : à distance, ou à proximité devant une borne.

Le paiement à distance, c’est lorsque vous réservez un billet de train sur votre smartphone ou achetez une application mobile. Selon les utilisations, votre compte peut-être débité directement, ou passer par un intermédiaire (votre opérateur télécom, Paypal, votre compte iTunes, etc.)

Pour le paiement à proximité d’une borne, c’est simple comme bonjour : vous passez devant un lecteur qui vous identifie grâce à votre carte SIM ou une puce NFC (Near Field Communication, qui cartonne au Japon), et débite votre compte après avoir entré votre code secret.

D’ailleurs, une expérimentation sur un an a été lancée en 2007 à Caen et à Strasbourg, auprès de 500 commerçants et de 1000 utilisateurs. D’après l’Association Européenne Payez Mobile pilote de cette opération, 90% des consommateurs et 82% des commerçants participants se sont dit satisfaits du m-paiement. Les bons points cités étant la rapidité, la facilité, la praticité et la sécurité.

Un peu de prospective…

Toujours d’après l’AEPM, le m-paiement connaîtra son heure de gloire en 2012… c’est-à-dire demain.

Les nouvelles spécifications fonctionnelles et techniques établies par les membres de l’Association Européenne « Payez Mobile » (AEPM) sont maintenant parfaitement cohérentes et complémentaires des spécifications mises au point par  les principaux acteurs français et internationaux du secteur.
(…) Quatre opérateurs et quatre banques annoncent déjà se mettre en ordre de marche pour déployer à partir du printemps 2012 à l’échelle nationale le paiement mobile basé sur ces spécifications.

Aujourd’hui, les mobinautes utilisent encore (trop) peu leur mobile pour interagir avec leur banque : ils ne sont que 35% à avoir « réalisé au moins une opération » sur leur smartphone (consultation de comptes et échanges d’informations par SMS notamment). Pour les banques qui utilisent ces services, seulement 36% de leurs clients en ont connaissance, et 43% de ces derniers les utilisent souvent…

Au-delà du constat suggéré par ces chiffres, interrogeons-nous mesdames et mesdames sur le pourquoi du comment :

  • Ces banques ont-elles suffisamment communiqué à ce sujet ? (Personnellement, je n’en sais rien en tant que client, alors que bon, niveau mobilité…)
  • Les applications proposées au téléchargement ou les services accessibles via un smartphone sont-ils adaptés au support, à la navigation et aux usages mobiles ?
  • Les acteurs du m-paiement ont-ils rassuré leurs potentiels clients et utilisateurs sur le dispositif de protection et de sécurité des données mis en oeuvre ? (Il n’y a pas si longtemps que ça, les mêmes questions se posaient pout le paiement en ligne).

Il y a peut-être aussi à creuser de ce côté-ci pour améliorer ce côté là, pour que les mobinautes adhérent sans contraite et sans peur au m-paiement.

D’ailleurs, le m-paiement est une des briques manquantes dans notre environnement mobile. Mais vous l’aurez compris, les acteurs du marché se mobilisent, les moyens déployés se perfectionnent et les mobinautes en veulent ! Rendez-vous en 2012 pour un nouveau point à ce sujet.