Question de vocabulaire

C’est un grand classique du parler franco-web : le statique et le dynamique.

L'Écho des projets - Statique & dynamique expliqués à ma grand-mère

Dans l’acception courante, le terme « statique » qualifie l’absence de mouvement, pendant que le terme « dynamique » désigne ce qui est relatif au mouvement.

C’est donc en toute logique qu’est régulièrement commise l’erreur qui consiste à qualifier de « site statique » un site où l’on ne voit rien bouger à l’écran ; et de « site dynamique » celui où l’on verra du mouvement, de l’animation.

Poussons un peu la porte de l’illustration : une image en jpeg serait donc « statique », pendant que nos gif animés chéris seraient donc « dynamiques ».

Mais en fait…

En langage web, les termes « statique » et « dynamique » font toujours référence à la présence ou à l’absence de mouvement, mais de façon moins immédiatement visuelle.

Tentons ici de donner une petite définition de l’acception de ces termes dans notre jargon web – en m’excusant par avance auprès des techos, mais ce n’est pas vraiment à vous que l’on s’adresse ici 😉

Un site statique présentera des pages HTML où contenus et forme seront figés et liés. Pour modifier le contenu, il vous faudra faire appel aux bons soins d’un ami techos, capable d’aligner des lignes de code. De là provient le qualificatif de « statique » : tout est « en dur » dans le code.

Un site dynamique présentera des pages où contenus et forme sont dissociés. Les contenus sont affichés dans un modèle de page, qui peut s’apparenter à ces décors photos derrière lesquels vous passez pour n’y placer que votre trombine. Chaque modèle est prévu pour accueillir des contenus identifiés, et sera utilisé pour construire à la demande des pages HTML dont le visage sera différent selon les données que l’on y remontera. Ergo le caractère « dynamique ».

En d’autres termes, un site dynamique présente, dans des formes pré-construites, les données qu’il a mémorisées. Ces données peuvent avoir été agrégées pour lui – un bon exemple est celui du moteur de recherche ; collectées auprès des utilisateurs – ce que font tous les sites de réseaux sociaux ; ou saisies par un non-initié via un outil de gestion simplifiée des contenus – ou console d’administration.

Maintenant que l’on se comprend mieux

Reste à indiquer quand choisir quoi, mais, patience, cela fera l’objet d’une autre histoire