En matière de restaurant et de web design, vaut-il mieux travailler le ventre plein ? Nos sens et nos esprits seraient peut-être plus affutés associés à une légère faim mais nous craignons les bouffées délirantes de nos designers en réunion… (En vrai, c’est aussi comme ça qu’on les aime).

Cette question mise à part, nous savons où nous voulons aller : proposer à l’utilisateur les informations dont il a besoin sur le restaurant qui l’intéresse, servies sur un plateau d’ergonomie par un design fidèle à nos exigences communes… Mettons-nous l’eau à la bouche !

Le webdesign et la gastronomie

« Pictures speak the most universally understood language » *

Un site web dédié à la gastronomie ne saurait se passer d’images de qualité. Au delà des assiettes dressées et des plats cuisinés, la photo montre par exemple le processus de transformation : avec les aliments bruts, vous dites à votre futur client que vous utilisez des produits frais et sains et que votre savoir-faire vous permet d’en obtenir de succulents mets qui n’attendent que lui (et ça l’épate ! Lui ne sait pas comment faire un cheesecake à la fraise avec pour seul ingrédient une poignée de salsifis !).

Quand il s’agit de découvrir un nouvel endroit, ce consommateur va tenir compte de nombreux critères : la localisation, le menu, le prix, l’occasion… Si le site web d’un restaurant lui fait préférer l’atmosphère de ce lieu à un autre, l’argument sera peut-être décisif. Une super photo d’ambiance peut jouer sur sa motivation mais aussi lui donner des informations non négligeables sur le dresscode : doit-il sortir sa tenue de hipster (nœud de papillon en bois inside) ou récupérer enfin son trois-pièces au pressing ?

A contrario de ces arguments, se priver de l’utilisation des photos peut tout de même représenter un défi intéressant pour le web designer. Comment créer un site dédié à la gastronomie sans photos mais en tenant malgré tout compte de l’utilisateur et des ses besoins ? Il faudrait probablement miser sur une identité forte et une réputation déjà acquise…

Bientôt, nous devrons peut-être nous soucier des préférences de l’utilisateur pour les odeurs et les goûts. Lui proposerons-nous des électrodes à se coller sur la langue pour transmettre les saveurs des fameux spaghettis à la truffe du chef par le bais d’un site web? Reparlons-en plus tard si vous voulez bien…

Le passage en caisse lors d'un achat

L’aile ou la cuisse ? Les deux mon capitaine !

D’un point de vue pratique, le site web de ce restaurant encore imaginaire mais sensass doit répondre aux questions que se pose l’utilisateur : qu’est-ce qu’on mange ? Combien ça coûte ? Où ça se trouve ? Je peux réserver en ligne ? Où est ce fichu numéro de téléphone ? (Nous aimons que vous gardiez en tête l’image de l’utilisateur excédé qui ne trouve pas l’information dont il a besoin). Une information basique ne doit jamais être reléguée dans un endroit improbable sous prétexte qu’un numéro de téléphone ou une Google map gâcherait en partie le web design. Il vous faut le beurre et l’argent du beurre !

Et le menu ? Si un client découvre un menu sur papier devant sa table de restaurant, il y a fort à parier que sa décision de déjeuner sur place soit déjà prise. S’il étudie la carte de ce même restaurant sur son smartphone, son avis peut encore changer… Et son opinion  sera certainement plus positive si le texte est adapté à son usage. En d’autres mots, si on évite de scanner le PDF de la version papier et qu’on lui préfère de belles catégories, cliquables et ordonnées, c’est bien.

Dans tous les cas, le site web doit s’adapter à l’utilisateur : il paraît inévitable pour un restaurant d’être facilement accessible sur tablette ou sur smartphone. Pensez à vos propres habitudes quand vous êtes à la recherche du lieu parfait pour un dîner romantique à deux (ou trois, ou quatre, nous n’avons pas de préjugés sur la notion de romantisme) ou des retrouvailles avec l’équipe de Pom-Pom girls du lycée (oui, parce que vous avez grandi aux États-Unis)…

Interface restaurant Mamashelter

Je ne sais ce que la lecture de ce billet aura provoqué de votre côté de l’écran mais par ici, il devient urgent d’aller casser la croûte. Faim de la discussion !

*C’est Walt Disney qui disait ça