L’internet et ses usages sont de plus en plus mobiles : les détenteurs de smartphones sont de plus en plus nombreux, et ceux qui l’utilisent pour se connecter aussi. D’ailleurs, la mobilité n’est plus seulement réservée aux téléphones, mais aussi à tous les outils qui nous permettent d’utiliser internet où qu’on soit. Il y a donc les tablettes mais aussi… les ordinateurs portables, qu’on peut emmener partout avec nous (à une moindre mesure certes, mais quand même).

La géolocalisation est l’un des usages rendus possibles par la mobilité, même s’il est plus ou moins développé en fonction des régions du globe. En France, Foursquare reste encore réservé à un nombre limité de personnes, et atteindrait les 50 000 utilisateurs contre 10 millions dans le monde. A titre de comparaison, Twitter compte 2,4 millions d’utilisateurs français et 300 millions de comptes dans le monde, Facebook respectivement 22 et 750 millions (vous pourrez consulter ici la source de ces différents chiffres).

D’après Wikipédia, la géolocalisation est :

Un procédé permettant de positionner un objet (une personne, etc) sur un plan ou une carte à l’aide de ses coordonnées géographiques.

Foursquare applique donc ce principe, mais avec un côté social et ludique : il permet de dire à ses « amis » (les personnes qui vous suivent) où vous vous situez et de laisser de courts messages comme sur Twitter (ce qu’on appelle aussi le micro-blogging). Lorsque vous vous géolocalisez, vous pouvez gagner des badges, qui évoluent en fonction de votre utilisation. Vous serez en compétition avec les autres internautes, le badge ultime étant celui de « maire » d’un lieu, qui est décerné à la personne qui s’est le plus connectée à un endroit précis.

Mais ce n’est pas tout ! Foursquare est aussi intéressant pour les commerçants car ils peuvent utiliser cette plateforme pour récompenser leurs plus fidèles visiteurs, qui peuvent gagner des lots (cadeaux, promotions, etc.)

Moi j’ai des badges ici, ici et ici !

Foursquare en France : portrait robot

Une toute récente étude s’est penchée sur les usages géolocalisés dans l’hexagone, et plus particulièrement sur Foursquare.
D’après cette étude, l’utilisateur de Foursquare est un homme (à 76% quand même) de 25 à 34 ans. Il est aussi cadre (et « profession intellectuelle supérieure » avec tout ce qu’on peut mettre, ou pas, sous ces termes) parisien et utilise un iPhone.

Il est aussi connecté sur Facebook et Twitter (respectivement 92% et 88%), un peu moins sur LinkedIn (58%) et Viadéo (44%). Côté plateforme de géolocalisation, cet utilisateur est aussi connecté sur Facebook Places (abandonné il y a peu par le réseau social) et Google Latitude.

Enfin, les internautes qui utilisent Foursquare ont bien intégré son côté ludique : ils l’utilisent majoritairement pour collecter des points, des badges et devenir « maire ». D’ailleurs, un peu plus de la moitié d’entre eux sont « addicts » et se connectent plus d’une fois par jour pour dire à la webosphère toute entière où ils se situent. Ces connections se font d’ailleurs majoritairement sur leur lieu de travail ou d’études (comme de par hasard).

capture d'écran foursquare

Les enjeux de la géolocalisation

Comme pour tous les réseaux sociaux qui manipulent des données personnelles, se pose la question du traitement qui en est fait. Et comme pour la majorité de ces réseaux, on ne sait pas très bien aujourd’hui comment celles-ci sont utilisées et à quelles fins. C’est bien sûr sans parler du droit à l’oubli numérique, qui reste encore très embryonnaire…

Pour autant, Foursquare est une plateforme intéressante car elle cumule plusieurs aspects du web social. C’est un peu un « trois en un » avec les fonctionnalités de réseau social (je communique avec mes « amis »), de jeu (toujours social) et bien sûr de géolocalisation.

Les possibilités sont multiples pour les entreprises qui souhaitent fidéliser leurs clients et en recruter de nouveaux. Pour les utilisateurs aussi, Foursquare et la géolocalisation sont intéressants car ils constituent une sorte de guide touristique social où il est possible de (re)prendre contact avec d’autres internautes, tout en étant récompensés par les commerçants.

En France, ces plateformes sont encore peu utilisées parce-que les internautes se posent la question (et à juste titre) du « jusqu’où aller » dans la mise en ligne de soi et de son emploi du temps. Mais il y a aussi un manque de relai de la part des commerçants et des entreprises françaises, qui commencent à peine à comprendre le web social et à se positionner. Pour autant la mobilité et la géolocalisation feront partie des principaux ingrédients du web de demain, alors autant les suivre de près !