nielsen_norman_group1Jakob Nielsen et Amy Schade, du Nielsen Norman Group, viennent de publier une étude sur l’ergonomie des newsletters (544 pages quand même) dont 165 recommandations sur la gestion de la souscription, du contenu, des listes d’abonnés des flux RSS.
C’est la troisième édition de cette étude, initiée toutes les deux années par cette société.

51 secondes : Le temps de lecture d’une newsletter

Parmi les principaux enseignements dispensés par cette étude, on apprend notamment que le temps de consultation d’une newsletter est d’environ 51 secondes. Nielsen ajoute à cela :

« The 51 seconds in extraordinarily valuable in forming a relationship with customer ».

La surcharge des emails reçus par tout un chacun explique évidemment ce facteur de performance d’une newsletter.

Email overload is obviously a factor in email newsletter performance.
« In the field study, watching people at their offices, it was more clear than ever that processing email is a somewhat stressful scenario. People scan the inbox list in quite a brutal manner. »

Si les utilisateurs pensent que c’est un pourriel (spam) ou un courrier peu digne d’intérêt, ils l’effacent immédiatement. S’ils l’ouvrent, ils parcourent très rapidement le contenu du message.

graphic lectorat newsletter

19% des abonnés lisent la newsletter jusqu’au bout

Les newsletter les mieux perçues (les plus lues donc) sont celles répondant de manière très précises aux forts besoins de technicité des thèmes abordés : plus une newsletter est spécialisée, plus elle offre un contenu de qualité à ses destinataires, et plus elle est assimilée par ceux-ci. Nielsen le confirme ciffres à l’appui :
We also used eye-tracking, and found that only 19 percent, down from 23 percent in the first study, of people read the entire newsletter. The ability to pick out what you want is a tough criteria for newsletters to be of value.

La pratique la plus couramment répandu chez les lecteurs est le « zapping destructif » : 69% des newsletters reçues sont supprimées (ouh! ça fait mal ça…).

De multiples comptes emails pour un seul utilisateur

Une autre donnée intéressante de cette enquête est le phénomène, assez nouveau, de la possession de plusieurs comptes emails par un seul utilisateur : cela est motivé par le fait que les utilisateurs accordent désormais un soin particulier à sélectionner l’adresse électronique de leur choix lors de l’inscription à une newsletter.
Bien sûr, l’objectif numéro 1 pour un créateur de newsletter est de figurer sur le compte email principal.

Les critères de sélection du compte email à utiliser sont simples : ils sont basés sur le jugement que se fait l’utilisateur du sérieux du site qu’il visite, c’est-à-dire des risques potentiels qu’il a de se faire « spammer » par ce site.

La connaissance du RSS

En y apprend également que 82% des internautes n’ont aucune idée de la signification de ces 3 lettres RSS (pour Really Simple Syndication), 9% en ont déjà entendu parler et seulement 9% le connaissent et l’utilisent.rss-icon-blog

En savoir plus : 398$

Eh oui, ce qui est rare est cher, et si vous voulez en savoir plus sur cette étude il vous faudra débourser quelques 398$ pour acquérir une copie de cette étude « Email Newsletter Usability ». Un résumé est quand même disponible pour les utilisateurs intéressés.