Qu’on l’appelle mail, e-mail ou courriel (ou même pourriel pour les spams), la messagerie électronique n’a pas toujours fait partie de notre quotidien. Fut un temps où nos prenions notre bon vieux stylo plume et notre plus joli papier pour écrire nos missives à nos amis, tantines et autres.

C’était d’ailleurs il n’y a pas si longtemps que ça : j’étais à peine majeur quand j’allais lire mes mails au cybercafé. Je me souviens avec émotion de mon tout premier abonnement à internet, chez AOL (ô doux bruit du modem, ô déconnexions intempestives, où êtes-vous ?), et puis du passage au haut débit (soupirs). C’était du temps où on travaillait sur Photoshop 5 et sur Dreamweaver 4 !

Bref, c’était il n’y a pas si longtemps que ça, et pourtant le mail est aujourd’hui utilisés par tous, peu importe l’âge, la profession, le sexe ou la CSP. Pas surprenant donc que le courrier électronique soit considéré comme l’innovation la plus marquante de ces quarante dernières années !

Les Français et l’e-mail

Le SNCD (syndicat national de la communication directe)  s’est penché fin 2011 sur l’utilisation de l’e-mail en France. Grosso modo, on peut en retenir que :

  • Les internautes français ont plusieurs adresses mail : 73% d’entre eux en ont plus d’une, alors qu’ils étaient 43% en 2010 à n’en posséder une seule.
  • Qu’ils consultent leur(s) boîte(s) mail plusieurs fois par jour : 66% contre 58% l’année dernière.
  • Qu’ils l’utilisent principalement pour gérer leur correspondance personnelle (74%), sans pour autant rechigner à recevoir des newsletter (seuls 11% disent ne pas y être abonné).

Sans oublier bien sûr les usages mobiles, avec 70% des mobinautes interrogés qui déclarent consulter au moins une fois par jour leur boîte mail sur leur téléphone portable.

Une autre étude, menée par ReturnPath, souligne la montée en flèche de ces usages mobiles, téléphones et tablettes confondus. D’ailleurs, celle-ci nous montre que nous ne consultons pas nos mails au même endroit en fonction des jours de la semaine :

étude usages mobiles e-mail

Source : ReturnPath (cliquer pour agrandir)

Mis à part le lundi (jour booké par excellence), lire ses mails en situation de mobilité est devenu chose courante alors que les clients de messagerie (Outlook étant le plus utilisé) ne sont pas loin derrière, mais chutent en fin de semaine.

Et c’est bien normal : si on recoupe avec d’autres enquêtes réalisées sur les usages mobiles, comme par exemple sur les tablettes, on se rend compte que le téléphone portable est utilisé sur un laps de temps assez court, entre deux trains par exemple, alors qu’on se sert de sa tablette pour se divertir (lecture, jeux…), bien calé dans son canapé, et donc sur une durée plus longue.

Et l’e-mailing dans tout ça ?

Concevoir un e-mailing qui puisse être lu par tous quel que soit le support utilisé (ordimini, mobile) et même l’interface et le service choisi (client de messagerie, navigateur, webmail…) devient de plus en plus complexe.

capture campagne e-mailing lunaweb

Campagne e-mailing mobile de LunaWeb

Aux débuts du web, on pouvait se permettre de créer un semblant d’e-mailing, souvent bancal, mais qui serait de toutes façon lu sur Internet Explorer et directement sur le webmail (en caricaturant un peu).

Aujourd’hui, on cumule toutes ces plateformes en fonction de l’endroit où on se trouve et du temps disponible. Il est donc indispensable de concevoir ses campagnes e-mailing en prenant en compte ces différents paramètres (ou aléas, c’est selon) mais aussi de choisir le bon moment (le jour, l’heure) auquel vous allez cliquer sur le bouton « envoi ».
Sachant qu’il faut aussi composer avec une difficulté supplémentaire, qui s’est ajoutée aux contraintes techniques : les anti-spams, qui filtrent en amont les mails jugés indésirables.

Bref, autant de (mauvaises) raisons pour que votre campagne termine dans la corbeille, qu’elle fasse un (rapide) tour par la boîte de réception ou pas du tout…