L’Observatoire du numérique publie son rapport 2013 sur le développement des TIC en France et en Europe. Cette étude apporte notamment un éclairage sur le poids du secteur des TIC, sur l’attrait des particuliers français pour les nouvelles technologies ou encore sur l’intégration des outils numériques dans les entreprises. Derrière ces chiffres, on devine les enjeux auxquels sont confrontés les professionnels du web, et donc les utilisateurs : en plus de composer avec une concurrence accrue, plus question de louper le train de l’innovation, qui déjà avance à vive allure.

Les Français, définitivement prêts ?

La population française apparait plus connectée et plus friande d’internet que la moyenne européenne. 80 % des foyers de l’hexagone ont accès à Internet et 65 % surfent quotidiennement. Loin des pratiques de l’Europe du Nord, 57 % des Français ont tout de même passé une commande en ligne au cours des 12 derniers mois, contre 65 % des Allemands et 74 % des Suédois. La moyenne européenne se situe aux alentours de 45 %.

Plus connectés et plus ouverts à l’achat en ligne, les Français sont également 4,3 millions à avoir franchi le cap du m-commerce en 2012. Le commerce sur mobile ne représente encore qu’une goutte d’eau dans l’e-commerce français : ce canal de vente a généré 1 milliard d’euros en 2012, pour un chiffre d’affaires total de 45 milliards d’euros. Cependant, la tendance est encourageante puisqu’il y a un an, le m-commerce ne réalisait que 0,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires. D’autre part, les achats via Internet progressent chaque année : on constate une hausse des ventes de 19 % en un an.

On remarque également que d’année en année, les cyberacheteurs sont plus nombreux. En 10 ans, le nombre d’e-acheteurs est passé de 5,4 millions (en 2002) à près de 32 millions à la fin de l’année 2012.

En 10 ans, le nombre de cyberacheteurs n'a cessé de croître

Source : observatoire-du-numerique.fr

Bref, les Français sont de plus en plus intéressés par l’e-commerce, mais sont aussi prêts à franchir le cap de la commande, que ce soit depuis leur ordinateur, ou plus timidement, via leurs appareils mobiles. Nul doute cependant que ce dernier canal figurera parmi les premiers apporteurs de chiffre d’affaires d’ici quelque temps.

Une concurrence toujours plus accrue

Chaque année, le nombre de sites d’e-commerce est lui aussi en augmentation. En 2011, la Fevad comptabilisait 100 400 e-boutiques, contre 117 500 au terme de l’année 2012. Une progression de 17 % sur un an, qui fait la part belle aux entreprises de services : le secteur des TIC en France contribue à créer 4,11 % du PIB national, dont 3,85 % via les sociétés de services.

Les sites e-commerce : une progression continue

Source : observatoire-du-numerique.fr

Le secteur des TIC met également l’accent sur la recherche et le développement. En 2010, les entreprises des TIC ont dépensé près de 5 633 millions d’euros, soit 20,5 % du montant total de dépenses de R&D tous secteurs confondus.

Bien que le secteur des TIC ne concentre pas uniquement les e-commerçant et les activités de vente en ligne, la « course » à l’innovation a aussi lieu dans le secteur numérique. Conséquence logique : les technologies et les techniques vont continuer à évoluer et à s’améliorer d’année en année. Par ricochet, les sites web devraient également se perfectionner dans leur forme, comme dans le fond. Les bonnes pratiques d’aujourd’hui seront peut-être bientôt remplacées par d’autres, toujours dans le souci de rendre l’expérience utilisateur simple et facile, voire ludique.

Ce constat, combiné à la progression de la concurrence, souligne la nécessité pour les e-commerçants de faire évoluer leurs offres et leurs pratiques : les cyberacheteurs accèdent rapidement et simplement à de nombreuses e-boutiques qui vendent le même produit. Pour faire valoir sa différence, il faudra donc miser sur la façon de recevoir, de guider et d’accompagner l’internaute dans sa visite, puis dans sa commande.

Si proposer un site web accueillant et fonctionnel est le B.A-BA, ce n’est certainement pas suffisant. Se tenir en veille et faire évoluer son site pour donner envie aux internautes, novices comme experts, de passer du temps et de revenir vous rendre visite, soulignera votre singularité. Opter pour une technologie novatrice, qui vous donnera un côté avant-gardiste apprécié des early-adopters ou revoir en profondeur votre parcours d’achat pour le simplifier feront votre différence.

Ces petites attentions vous permettront d’attirer et de convertir un plus grand nombre de visiteurs que vos voisins, qui seraient restés à une pratique antérieure (si ce n’est ancestrale, à la vitesse où évolue le web). Mais cela vaut aussi bien pour les e-commerçants que pour l’ensemble des sites web. À bon entendeur.