Les applications mobiles, comme n’importe quel produit ou service, a son propre cycle de vie. Le connaître s’est avant tout identifier ses failles et l’adapter au mieux aux attentes des mobinautes.

D’après Josh Clark, auteur du livre Tapworthy: Designing Great iPhone Apps, ces mobinautes n’ouvrent en moyenne que vingt petites fois une application, et seulement un tiers des apps installées sont utilisées après 30 jours. A l’exception peut-être des applications d’utilité quotidienne comme la météo ou les lecteurs de flux RSS (encore que…). D’ailleurs, à ce sujet, nous avions publié quelques chiffres sur les mobinautes français en général, et les utilisateurs de tablettes en particulier.

Bref, la vie d’une application est globalement courte…

cycle de vie d'une application mobile

D’après cette infographie réalisée par UXmatters, le cycle de vie d’une application mobile se déroule en cinq étapes :

  • La mise en vitrine de l’application sur l’App Store;
  • L’ouverture de l’application pour la (toute) première fois (tou-toute première fois);
  • La découverte et l’utilisation des fonctionnalités de base;
  • L’approfondissement et l’utilisation de fonctionnalités plus avancées;
  • La mise à jour.

À chacune de ces étapes, l’application concernée peut être supprimée sans pitié par son utilisateur si celle-ci ne remplit pas les conditions (représenté ici par des petits rond rouges où est inscrit « delete app »- oui, j’ai de bons yeux, merci).

Mais quelles sont ces conditions ? Pouf, pouf, voici donc un condensé des bons conseils prodigués par UXmatters.

La mise en vitrine

Qu’une application soit acceptée sur l’App Store ne vous assurera pas qu’elle soit 1) facilement trouvée par les mobinautes et 2) qu’ils aient envie de l’installer.

L’App Store est un magasin d’un format assez particulier puisqu’il ne permet pas aux mobinautes de toucher et d’expérimenter le produit, comme on le ferait dans les points de vente physiques (bon ok, peut-être pas à la boulangerie).

Pour faire son choix, l’utilisateur se base donc sur quatre types d’infos : le prix de l’application, sa description, les captures d’écran et les notes des autres utilisateurs.

Notre bon conseil : mettre en valeur et décrire précisément de quoi il retourne pour susciter l’intérêt du mobinaute et répondre à ses questions.

L’ouverture et la découverte

Ouvrir une application qu’on vient tout juste d’installer, c’est un peu comme quand on déchire le papier cadeau d’un paquet dont on sait à peu près ce qu’il y a dedans : si on est déçu, on passe à autre chose.

C’est donc LE moment où le mobinaute fait connaissance avec votre application et son interface, qu’il jaugera très rapidement.

L’utilisateur essaiera ensuite de tester les fonctionnalités de base de votre application. Par exemple, si je souhaite avoir toutes mes recettes de cuisine sur mon iPhone, je vais très vite chercher comment ajouter des ingrédients et comment rédiger une recette. Si je met plus de deux minutes (et encore) à trouver comment atteindre mon objectif, ou pire, si je me rend compte que cette application est seulement un recueil de recettes publiées par d’autres, je passerai mon chemin et j’essaierai une autre application.

Notre bon conseil : anticiper les fonctionnalités que vont rechercher les mobinautes en premier lieu et les rendre facilement accessibles, au risque d’être jeté à la corbeille vite fait bien fait.

L’approfondissement et la mise à jour

Si votre application passe le cap de la troisième étape, vous êtes près du but ! Car si j’ai trouvé, téléchargé, ouvert et testé (et approuvé) l’application, il y a fort à parier que j’essaierai d’autres fonctionnalités pour voir ce qu’elle a dans le ventre.

Si je reprend l’exemple du livre de cuisine, après avoir testé les fonctionnalités de base, je vais chercher comment partager mes recettes (par mail, sur les réseaux sociaux, etc.), comment les imprimer, comment ajouter des photos pour qu’elles soient toutes jolies, comment ajouter des tags personnalisés pour les retrouver facilement, etc. etc.

Et si je suis convaincu, je vais garder cette application sur mon iPhone et même (roulement de tambour) la mettre à jour. Cette dernière étape est essentielle puisque, même si votre application a passé les quatre précédentes sans encombre, il faut continuer à l’adapter (aux nouveaux OS par exemple) et à la perfectionner pour enrichir l’expérience utilisateur (par exemple, suivre l’évolution des usages sur le web social et proposer des fonctionnalités de partage).

Ensuite, la boucle n’est pas bouclée, ô monde cruel des applications mobiles : vous devrez continuer à faire vos preuves car vous retournez à la case départ pour les nouveaux utilisateurs, sans oublier de susciter encore et toujours l’intérêt de ceux qui l’ont déjà installée sur leur mobile.

Notre bon conseil : miser sur une interface ergonomique, sur l’étude de l’expérience utilisateur, et bien sûr sur le webdesign… que vous retrouvez d’ailleurs en fil rouge de chacune de ces différentes phases, de la mise en vitrine à la mise à jour.

Ce billet est fortement inspiré d’un article récemment publié sur UXmatters intitulé The Lifecycle of a Mobile App, a User’s Perspective.