Les innovations technologiques modifient, que dis-je chamboulent, nos habitudes quotidiennes, dont celles de consommer des informations, des loisirs, ou tout simplement d’acheter. Pour faire face à ces bouleversements, on peut les anticiper ou tenter d’attraper le train en marche. D’autres resteront sur le quai, et taperont du pied en se disant que c’était mieux avant et que c’est la faute au système/à la technologie/bref, aux autres…



C’est le cas par exemple de la presse, qui n’a pas su s’adapter aux fameuses èN-Té-I-Cé et qui a cru, à tort, pouvoir conserver son modèle quoi qu’il arrive. Aujourd’hui pourtant, nous n’avons pas le même rapport à l’information qu’il y a ne serait-ce que 10 ans, qu’on soit émetteur ou récepteur.

Bref, je m’égare… quoique : le commerce tel que nos chères mères-grands l’ont connu n’est plus le même aujourd’hui, et pas seulement à cause de l’Internet (ou des Internets, comme dirait ma maman).

Si on se concentre sur le web (parce qu’on ne va pas refaire le monde en un billet ma bonne dame), on peut dire sans trop se risquer que celui-ci a eu un fort impact sur le commerce traditionnel. Pas besoin de s’appeler madame Irma ou TNS Sofres pour ça : aujourd’hui on consomme et on vend différemment.

Et tout n’est pas négatif, loin de là. Ok nous avons tendance à être un peu feignasse sur les bords (je me fais livrer des sushis plutôt que de marcher 5 mn) et impatient aussi (ce site met plus de 5 secondes à afficher ma commande, je vais voir ailleurs si j’y suis). OK, certains commerçants n’ont pas tenu la marée avec l’émergence du web et des discounters aux coûts de fonctionnement hyper réduits.

Ceci étant dit, parce que tout n’est pas blanc ou noir, le commerce en ligne a de nombreux avantages. Avant même de parler d’e-commerce, le seul fait de pouvoir communiquer sur Internet en créant (au minimum) un site web permet à des commerçants, petits ou grands, d’avoir droit à une part du gâteau. C’est le cas par exemple de Picourt-Cabis, qu’on a fait tout beau sur Internet.

Toujours sans parler d’e-commerce, une étude américaine, relayée par l’Atelier, s’est penchée sur les relations entre sites web et acheteurs en magasin. Et bien figurez-vous que d’après cette étude, les consommateurs qui s’informent en amont sur le site web de la marque/du magasin achèteraient entre 37% et 53% de plus que ceux qui ne l’ont pas fait.
Autre enseignement de cette enquête :

les valeurs de la marque doivent être visibles et fournir une raison convaincante pour un internaute d’acheter un de ses produits, le contenu doit être mis à jour régulièrement et doit engager les visiteurs en incluant promotions, jeux, applications ou chat en direct.

Quand on sait que plus d’une entreprise française sur deux n’a pas de site Internet, et que seulement 12% ont un site mobile, on se dit qu’on a du pain sur la planche.

Une autre étude réalisée en 2011 dans quatre pays d’Europe (France, Allemagne, Grande-Bretagne et Italie), confirme ce lien fort entre internautes et achat « traditionnel ». On y apprenait notamment que 4 internautes sur 10 s’informent sur Internet mais achètent en magasin.

Et c’est sans parler des formidables opportunités du web mobile, avec la possibilité pour vos clients, actuels ou futurs, de vous retrouver facilement où qu’ils soient (et surtout sans le bon vieil annuaire des pages jaunes qui sert aujourd’hui à caler les meubles).

On peut aussi, comme Blancrème (une autre réalisation dont nous sommes très fiers), cumuler les deux : compter sur des points de vente physiques et avoir une jolie boutique en ligne. Bref, qu’on se le dise, Internet ne va pas effacer de nos rues toutes nos boutiques préférées, bien au contraire…

Ô la belle boutique