Comme chaque début d’année, l’heure est au bilan des derniers mois écoulés. Le secteur du e-commerce ne transige pas à la règle. Médiamétrie et la Fevad (syndicat professionnels des acteurs du e-commerce) se sont penchés sur les habitudes d’achat des Français sur Internet. Entre la mode du multi-écran, la diversification de l’offre et des attentes, que retenir de l’année 2012 et comment appréhender 2013 ? Voici quelques éléments de réponse…

Les écrans sont omniprésents

Selon le baromètre de Médiamétrie sur les usages de Français sur Internet, 2012 a été « l’année de tous les records ». La vidéo s’est envolée, les réseaux sociaux restent incontournables, la social TV s’installe et l’on achète désormais depuis n’importe quel écran… Le point commun de tous ses usages en croissance : le multi-écran devient la norme.

Médiamétrie remarque que si le nombre d’internautes a progressé de 3 %, les mobinautes et tablonnautes ont fait un bon respectif de 24 % et 138 % (utilisateurs d’iPad) en 2012. Les écrans s’utilisent de manière simultanée ou en continu : la tablette, l’ordinateur et la TV à la maison et le smartphone dans les transports.

D’autre part, le m-commerce, ou l’achat depuis un terminal nomade, serait une réalité pour près de 20 % de mobinautes et 28 % de tablonnautes.

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Source : e-marketing.fr

Le poids du e-commerce en 2012

En plus des éclairages de Médiamétrie, la Fevad publie son bilan 2012 de l’e-commerce français, qui est finalement le résultat de ses enquêtes trimestrielles déjà menées.

Au terme de l’année 2012, les ventes sur Internet ont atteint 45 milliards d’euros, soit une progression de près de 20 % par rapport à l’année précédente. La période de Noël a également souligné l’engouement des Français pour la vente en ligne : le chiffre d’affaires réalisé fin 2012 représente un cinquième de l’activité de l’année.

Si le montant du panier moyen diminue encore (aux alentours de 85 €), la Fevad affirme que cela est largement compensé par la hausse du nombre de paiements en ligne : les cyberacheteurs dépensent moins lors de leurs visites, mais commandent de plus en plus régulièrement. L’organisme estime même que sur six achats, les internautes déboursent généralement plus de 500 euros.

L’e-commerce est donc un secteur qui progresse chaque année. Cette croissance s’expliquerait par deux phénomènes :

  • Chaque année, le nombre d’e-acheteurs augmente et les canaux de ventes se multiplient. En 2012, il y avait 5% d’e-acheteurs de plus qu’en 2011, et le m-commerce a notamment permis de réaliser 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, soit une multiplication par plus de 2,5 par rapport à 2011.
  • L’offre s’est aussi diversifiée : le syndicat professionnel a recensé 117 500 sites marchands actifs (+128 % par rapport à 2011). Une concurrence accrue qui explique la chute du chiffre d’affaires moyen des e-commerçants, passé de 580 000 en 2005 à 380 000 en 2010.

Perspectives pour 2013

Pour l’année à venir, les prévisions sont toujours aussi optimistes : le montant des ventes devrait dépasser les 50 milliards d’euros et progresser encore en 2014 et 2015 d’environ 10 millions d’euros par an.

Par conséquent, malgré un contexte économique tendu, les internautes continuent à vouloir acheter sur Internet aussi régulièrement qu’en 2012, voire plus pour 19 % d’entre eux. Attirés par les prix et le côté « pratique » du commerce en ligne, les utilisateurs sondés par la Fevad pensent également faire des économies de carburant passant commande sur Internet.

La Fevad estime que le multi-écran sera renforcé cette année : un cyberacheteur sur cinq utilisera son smartphone pour faire ses courses. Un sur sept se servira de sa tablette.

Enfin, en dehors des biens culturels habituellement acquis en ligne, 59 % des internautes se disent prêts à commander des produits ou des services inhabituels, comme des biens alimentaires (21 %), des médicaments sans ordonnance et des accessoires d’optique (13 %).

Bref, de cette année 2012, on retiendra l‘intérêt grandissant des Français pour l’achat en ligne et la marge de progression encore possible pour le secteur du e-commerce. Entre  Le les prévisions de croissance pour les trois années à venir et la diversification croissante de l’offre, une chose est sûre : l’e-commerce est ancré dans les pratiques des Français.

On achète dorénavant en ligne des biens comme on le ferait dans un magasin physique. Cependant, si la concurrence accrue sur le canal digital est un avantage pour les consommateurs, qui peuvent vérifier plus facilement les prix, il s’agit d’un véritable défi pour les marchands.

Pour se démarquer de ses concurrents, jouer sur les prix n’est pas toujours possible. C’est pour cela que proposer une expérience utilisateur aboutie, un site fiable et attractif vous permettra d’avoir ce petit plus qui fera toute la différence