Si vous suivez ce blog régulièrement, vous avez certainement vu passer des tas de chiffres qui soulignent que le smartphone c’est super, et que surtout, ce sera l’un des piliers du web de demain. La mobilité est déjà en marche : d’utilisation naissante nous sommes passés à une explosion des pratiques.

Et pour cause ! On l’oublie parfois, mais l’iPhone n’a pas toujours existé. Il fut un temps où nous devions lire nos mails sur notre bon vieil ordimini et pis c’est tout. Aujourd’hui on peut les consulter n’importe où !

Alors oui, on va me dire que l’iPhone n’est pas le premier smartphone, et que peut-être bien que je serai influencé par mon sérieux penchant pour les produits pommés. Oui certes, vous dirais-je. Mais l’iPhone est LE smartphone qui a fait exploser les usages mobiles : l’internet mobile, les applications diverses ou encore les opérateurs de téléphonie mobile qui se sont adaptés à la demande du marché (ou en d’autres mots nous éviter de perdre un bras à chaque facture mensuelle parce-qu’on a regardé deux vidéos).

phone

En quatre petites années, si peu que ça, l’iPhone a modifié la façon dont nous nous informons, communiquons, consommons… Bien sûr, rien n’est parfait. Et cette société consommatrice à outrance ? Et mes données personnelles alors ? Et ma tranquillité ? Pourtant, m’est avis que les points négatifs ne font pas le poids contre toutes les opportunités que représente ce fabuleux appareil.

Tout ceci pour vous dire que nous n’en sommes finalement qu’au début et qu’il reste beaucoup à faire. Ça tombe bien, une étude toute récente s’est plongée dans les méandres de l’expérience utilisateur pour nous montrer…. que les mobinautes sont globalement agacés.

Pour info, cette étude a été réalisée un peu partout dans le monde, dont en France. Un répondant sur huit étant Français, on peut estimer que, pour une fois, cette étude est adaptée à nos usages hexagonaux.

Ce qui fait fuir les mobinautes

D’accord, les mobinautes sont des impatients mal élevés : à force de les habituer à avoir tout tout de suite, ils nous tournent les talons dès qu’il s’agit d’attendre ne serait-ce que quelques secondes.

C’est d’ailleurs ce que nous montre cette étude : le temps d’attente est la première cause de frustration.

etude_smartphone

Vous l’aurez remarqué, les applications mobiles rencontrent plus de problèmes que les sites web « classiques ». Le premier point évoqué est la lenteur du chargement, puis les plantages divers et les « fausses promesses » (l’application ne fait pas ce qu’on attend d’elle).

Un peu plus loin dans l’étude, on apprend que l’internaute souhaite qu’un site web mobile se charge en 3 secondes maximum. Pour l’ensemble des pays interrogées, on arrive à une moyenne de 59%. Voici ce qu’ont répondu les mobinautes par pays :

smartphone temps chargement

Autre problème celui des plantages à répétition et autres bugs rencontrés par le mobinaute qui veut tout simplement prendre une photo, acheter un bouquin ou afficher une page. Erreurs fréquentes puisqu’elles occupent la seconde place dans le tout premier graphique.

Ce qui ne poserait pas de problème si… les internautes ne se disaient pas « fini, je ne reviens plus ! ». Et c’est quand même fâcheux de développer un site web ou une application mobile pour que ça ne serve pas, ou pire que ça vous desserve

étude bugs applications

Pour conclure sur une conclusion

Ceci explique cela : comme de par hasard, une autre étude vient nous glisser à l’oreille que les « markerteurs » européens seraient globalement frileux à investir dans des déclinaisons mobiles. Si on fait un raccourci (mais pas si bête que ça) on peut dire qu’il y a ceux qui ne veulent pas en entendre parler (ils verront bien mon site sur leur mobile non ?) et ceux qui investissent peu (c’est trop cher !). Car développer une application ou un site qui soit ergonomique et qui fasse ce qu’on lui demande, c’est loin d’être simple et ça prend du temps et donc… de l’argent.

D’ailleurs, j’avais déjà évoqué quelques petites choses à prendre en compte quand on pense au web mobile. Pas plus tard que la semaine dernière, nous parlions sur ce blog de responsive webdesign, qui permet de créer des sites qui s’adaptent tout seul à l’appareil et à la taille de l’écran qu’on utilise.

On avait aussi parlé des bons ingrédients qui font une application réussie ou encore de l’e-mailing adapté aux smartphones et aux gros doigts qui y naviguent.

Les derniers chiffres de l’audience mobile de Médiamétrie en rajoutent une couche : les mobinautes français ne cessent de croitre (+10% au deuxième semestre). Nous sommes aujourd’hui près de 18 millions à posséder un smartphones, et 70% des mobinautes se connectent à internet tous les jours sur leur téléphone. De quoi faire réfléchir lorsqu’on voit la réalité du web mobile et les attentes de ses utilisateurs