L’Agence LunaWeb a de nouveau répondu présente à l’événement UX Deiz, organisé par le collectif UX Rennes.

C’était la conclusion de Guillaume lors du premier UX Deiz : « de l’expérience utilisateur, il ne reste qu’un souvenir forgé par toute une palette d’émotions ». Savoir provoquer ces émotions représente donc le graal du design d’expérience utilisateur.

Événement organisé par UX Rennes avec les co-fondateurs Audrey Rivy et Guillaume Genest de l'Agence LunaWeb

En introduction de l’UX Deiz, Audrey et Guillaume communiquent sur les chiffres motivants du collectif.

Lors de cette deuxième édition, Jacinthe Busson nous a proposé un tour d’horizon inspirant des leviers à actionner pour faire ronronner de bonheur des utilisateurs. On parle de design émotionnel pour « exprimer une personnalité dans un produit, afin que les utilisateurs aient la sensation d’interagir avec un humain ».

Sur les réseaux sociaux, la question est différente. Là, les utilisateurs interagissent effectivement avec un humain — le Community Manager — autour d’un contenu. C’est justement l’un d’entre eux, Colin Fay qui nous a raconté comment, dans son quotidien, il essaie de créer un lien avec l’utilisateur pour lui donner l’envie d’interagir.

Qu’on me donne l’envie

Entre le design émotionnel de dispositifs web et la diffusion de contenus sur les réseaux sociaux, un point commun d’actualité : l’émoticône. Coté design il symbolise l’expression faciale de l’émotion. Un sourire est immédiatement compris et avec le design émotionnel, Jacinthe l’a rappelé, « pas besoin de réinventer la roue ».

On connait la recette et on connait les ingrédients, reste à trouver ce qui rendra l’expérience mémorable, un peu à la manière d’un merveilleux glaçage de carrot cake. Et ce glaçage sera peut-être incarné par une typographie, un picto, une mascotte, une tonalité de textes (aussi succincts soient-ils)…

Jacinthe Busson en conférence avec UX Rennes

Sur les réseaux, la règle est un peu différente, le glaçage est dans l’accroche. Si on amène un contenu de qualité avec une mauvaise accroche, l’utilisateur ne trouvera pas son chemin vers le contenu. Une accroche de génie sur un mauvais contenu pourra quant à elle entrainer des likes, commentaires, voire des partages, le summum de l’engagement de l’utilisateur de Facebook. Au participant qui se demandait ce qui fait un bon contenu, Colin a donné sa définition :

Un bon contenu, c’est un contenu pensé pour l’utilisateur, qu’il va trouver au bon moment et au bon endroit.

À toute allure

De cet UX Deiz, nous retenons aussi l’idée que le monde du web, et des technologies qui lui sont liées, évolue et plutôt vite. Certains sites familiers choisissent un rythme annuel voir bisannuel pour proposer une refonte de leur interface et de leurs fonctionnalités. C’est ce qu’on peut entre autres constater en faisant un tour sur l’UX Timeline, un dispositif conçu par Jacinthe pour découvrir en ligne l’évolution de services populaires comme Deezer ou Mailchimp.

Colin Fay en conférence avec UX Rennes

Sur les réseaux, l’échelle est différente : quand pour un site web, on parle d’une refonte tous les six mois, le rythme est plutôt soutenu. Sur Facebook, la durée de vie d’un contenu, c’est 14 heures… Autant dire que si ce contenu n’est pas suffisamment attrayant pour que l’utilisateur l’aime, le commente et le partage, il meurt comme il est né.

L’UX, l’affaire de tous

Ce message s’infuse naturellement dans les échanges, les sujets des conférences UX Deiz et dans la typologie des intervenants et visiteurs. Des designers, bien sûr, mais aussi des développeurs, des profils marketing, des communicants… Et des étudiants. Tous là pour apprendre des bonnes pratiques d’autres professionnels et découvrir pourquoi l’UX est un sujet qui nous concerne tous.

Des professionnels qui échangent entre eux pour apprendre à mieux échanger avec leurs utilisateurs ? Quand on lui a demandé comment elle mesurait l’efficacité de ses choix de design, Jacinthe l’a rappelé : « le b.a.-ba, c’est le dialogue avec l’utilisateur ».