

Le blog d'entreprise, une histoire d'immersion...
Vous vous souvenez du temps où les entreprises avaient comme unique canal digital un site Internet « corporate », et comme l’on observait avec fascination les individus branchés qui communiquaient via un blog en leur nom propre ?
Vous vous souvenez aussi de ce temps pas si lointain où les entreprises enrageaient de voir les résultats de recherche —sur un de leur nom de produit ou de services— pollués par les avis négatifs déposés par autant de billets rageurs d’utilisateurs bloggueurs mécontents ?
Oui, c’était il y a un siècle, avant Facebook, Twitter, avant même l’e-réputation (en tout cas le terme n’existait pas)… Mais les entreprises ont vite compris, puisque ces petits cons de bloggueurs les cherchaient, ils allaient les trouver. Elles se sont alors majoritairement et joyeusement planté, en considérant le blog comme une énième réminiscence de leur puissance d’affirmation marketing (on est les meilleurs, les plus beaux, toussa).
Les exemples ne manquent pas, du « blog de ma peau » d’une certaine marque de cosmétique française au « journal de Claire » d’une certaine compagnie ferroviaire, le blog d’entreprise a connu des débuts épiques tant les pratiques des marques éditrices étaient en décalage complet avec l’esprit du blog, celui de la transparence, de l’ouverture, de la sincérité et —allez allons-y gaiement— de l’ouverture aux autres.
Bon, évidemment en contexte B2B tout cet amour du prochain et ce don de soit a du mal à passer pour sincère… Et comme la vie est faite de succès et d’échecs ; les blogs ont été fermés ou modifiés, les marques ont mangé leurs chapeaux et se sont offerts les services de vrais bloggueurs ou d’experts de la communication digitale.
Elles ont aussi et surtout compris une chose essentielle : nous sommes entrés dans l’ère de la social-consommation. La ménagère de moins de 50 ans peut en effet aller défaire ses bigoudis, l’heure est à la cooptation (Ex : Vente Privée), la recommandation (TripAdvisor), le bon plan collectif (Groupon) et l’hyper-personnalisation (Threadless). Le consommateur, qu’il soit professionnel et particulier, s’est donc mis à réfléchir avant d’acheter ; ou plutôt il a l’impression d’être acteur de son achat ou de sa consommation, ce qui en soit est —pour lui— un fait nouveau.
Je m’arrête avant de rentrer complètement dans un traité d’économie numérique vue par Marcel, pour me concentrer sur le blog d’entreprise : qu’est-ce c’est ? comment ça marche ? quels sont les bonnes pratiques et enfin est-ce que c’est intéressant d’y aller ?
Ce premier article s’attache modestement à définir ou rappeler quelques concepts, si vous êtes sages le deuxième entrera un peu plus dan le dur de « comment qu’on fait pour que ce soit bien fait ».
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